◉ Le Livre flottant

« Mon stylo est un couteau et ma main, sauvage, déchaînée, se venge du papier et surtout des mots en les lacérant, en blessant l’échine blanche de cet animal qui se tapit pour souffrir les sangsues verbales. »

Pour sauver le livre flottant, rejoignez le jeu créé en collaboration par l’auteur avec Eugenio Tisselli pour réunir des fragments du texte et recréer votre propre livre : www.livreflottant.fr

Un récit d’adolescence, un récit de voyage entre l’Amérique du Sud et l’Italie, un poème sur la mer, et une enquête littéraire…

Le Livre flottant nous amène sur les traces d’un auteur mystérieux entre Rome et Guayaquil, la ville équatorienne engloutie par une crue séculaire.

Tout le livre tourne autour d’Estuaire, le seul livre de cet auteur, livre qui domine la vie de tous ceux qui le lisent, mais dont la quasi totalité des exemplaires a, comme son auteur, disparu. Dans une ambiance mythique, dans une géographie bouleversée, les hommes plongent au fond des eaux à la recherche de leur propre passé et de leur identité.

Le texte progresse au fur et à mesure des fragments d’Estuaire, de listes insolites (listes de livres à jeter par la fenêtre, listes de livres détruits par le feu, liste des écrivains enfermés ou cachés, etc.) et de références à quelques figures tutélaires : Melville, Rilke, Larbaud, Char ou Bachelard.

Roman équatorien de Leonardo Valencia
traduit par Yann Bernal
illustré par Clément Vuillier
978-2-37100-032-2 – 352 pages – 23€

 
 

Leonardo Valencia est né à Guayaquil (Équateur) en 1969, et vit depuis 1998 à Barcelone où il enseigne la littérature comparée et l’écriture créative, notamment au sein du Laboratoire d’Écriture qu’il a créé. Il a publié dans de nombreuses revues de critique littéraire. Son recueil de nouvelles, La luna nómada (1995), explore la nature humaine dans un monde marqué par le déracinement, l’exil et les migrations, sujets repris dans son premier roman El desterrado (2000). Kazbek (2008) et Le Livre flottant décortiquent les mécanismes de la création littéraire. Valencia est également l’auteur d’un livre d’essais, El síndrome de Falcón, sur des auteurs tels que César Aira, Enrique Vila-Matas, Kazuo Ishiguro et Mario Vargas Llosa.
 
 

Clément Vuillier vit et travaille à Paris. Né en 1989, il quitte les Pyrénées pour la capitale où il obtient son diplôme d’illustration à l’école Estienne. Il ne s’arrête pas en si bon chemin et enchaîne sur les Arts décoratifs à Strasbourg.
En 2010, il co-fonde les éditions 3 fois par jour au sein desquelles il publie régulièrement (on pourra citer, entre autres, Nous partîmes 500, où pointe son goût pour les paysages luxuriants, soulignés par la densité de son trait).
Ses mondes tour à tour célestes, marins, galaxiques, abyssaux… illustrent les couvertures de la revue Reliefs. ils apparaissent aussi dans le voyage céleste extatique (éditions 2024, 2015), voyage contemplatif et métaphysique dans le cosmos.