◉ Ge9

« La ville est comme la vie, et renâcle à se laisser arrêter dans son mouvement comme la fourmi du passé dans le miel de l’ambre. Je n’ai cessé de réécrire en parcourant la ville et ce geste-mouvement n’est jamais accompli, toujours en suspens. »

GEnove est le pluriel inexistant de Genova (Gênes).
C’est aussi le récit d’un voyage en Italie, un essai sur la ville et l’écriture de la ville, une suite de récits aléatoires à la manière du Marelle de Cortázar.

Foisonnante, complexe, la ville qui a vu l’invention du blue-jeans, du loto, de la pellicule cinématographique, de l’énergie photovoltaïque, de la banque, et via Christophe Colomb… de l’Amérique, est « une succession d’autres villes », auxquelles l’auteur cherche un modèle, un rêve ou un mode d’emploi.

Benoît Vincent témoigne du bouleversement induit par cette étroite bande de terre entre mer et montagne, dont les contraintes
topographiques mettent à mal les facultés de représentation. Dans l’attente du recours à la carte, Ge9 demande de se perdre
pour circuler, commencer à fabriquer des histoires et se raconter une Méditerranée nouvelle.

Texte de Benoît Vincent
accompagné de 81 photographies de Benoît Vincent
Couverture de l’atelier Cheeri
979-10-95244-07-3 – 306 pages – 20€

 
 

 
Benoît Vincent est botaniste. Il a publié Farigoule Bastard (prix Jean Follain 2016) au Nouvel Attila, ainsi que Local héros (2016) chez Publie.net. Il écrit régulièrement sur son site Ambo(i)lati. Membre actif du collectif Général Instin, il est également coresponsable de la revue en ligne Hors-Sol. Il vit sur les bords de la Méditerranée.

« Benoit Vincent est botaniste, instinien, webiste, développeur géographe, méridional, guitariste, rhizomal. »
Guénaël Boutouillet
 
 

« La relation de voyage est souvent le voyage d’une relation, le va-et-vient des pensées, l’errance des sentiments, l’odyssée de l’amour. Plus qu’un livre, Ge9 est une rêverie vagabonde. »
Sean James Rose, Livres Hebdo

La presse pour Farigoule bastard (2016)

« La bizarre violence que la syntaxe fait aux cadences héritées ne correspond pas du tout à certaines cadences vieillottes qui sentiraient le chromo paysan. Ce serait plutôt quelque chose de l’ordre d’une violence de la nature, germinative, tenue éloignée du poli de l’écriture. »
Arno Bertina, La Quinzaine littéraire

« Façonné par un souffle attentif aux aheurtements, aux savantes incongruités, où faune et flore se liguent pour aiguillonner la peau du marcheur, Farigoule Bastard est un « autrement » riche et rugueux, une robinsonnade qui se mâche… »
Claro, Le Clavier cannibale

« Une épopée montagneuse, un récit qui nous aventure dans le paysage, de minerais et de végétaux, un roman qui joue constamment avec les attentes du lecteur et qui cherche à les orienter différemment. L’expérimentation linguistique fait tout le charme de ce premier roman, et place le texte dans une forme d’intemporalité. »
Nikola, radio Paludes

« La geste d’un solitaire, alternant les registres d’écriture, au rythme de la marche. »
Monique Petillon, Le Monde des livres

« Farigoule Bastard est un récit « sans fil », déroutant, un roman fragmenté et curieusement structuré où s’imbriquent différents types de textes de tonalités différentes, au contenu aussi hétéroclite que celui de la « biasse » de son héros. »
Emmanuelle Caminade, La Cause littéraire

« Farigoule Bastard invente un herbier subversif, une musique bien particulière, une geste rapiécée et contondante, une poésie sublime et brinquebalante, une épopée clocharde et céleste, nous offrant, mine de rien, un redoutable passage vers un au-delà de la déliquescence, aussi bizarrement improbable qu’il puisse tenter de persister dans son être. »
Hugues Robert, librairie Charybde

« Un livre aux allures d’herbier syntaxique, un récit brut et rocailleux, qui nous plonge au coeur de la Haute-Provence rurale, déconnectée et sauvage. »
Caroline, Un dernier livre avant la fin du monde

« L’écriture est à la hauteur du protagoniste kaléidoscopique. La typographie s’emmêle, rassemblant tous les types d’énoncés possibles, les narrateurs changent sans cesse, selon une polyphonie complexe et belle. Le dialecte de Farigoule Bastard père côtoie les termes botaniques les plus pointus, tandis que les passages lyriques succèdent au langage texto. »
Camille Cloarec, Maison de la poésie de Nantes, sur Mobilis

Farigoule bastard était sélectionné pour l’édition 2015 du prix Wepler.