◉ Les Cobayes

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« Mais ne parlons pas de Dieu, mes enfants, parlons des petits animaux, qui sont moins grands et plus clairs. »

Comment deux cobayes provoquent une crise bancaire généralisée.
Une parabole étourdissante sur une dictature menacée par la crise.

Vachek travaille dans une banque d’État dont les employés passent leur temps à voler des billets de banque. À Noël, il offre un couple de cobayes à ses fils. Mais il est tellement fasciné par ces animaux qu’il commence à les observer de manière systématique. Et plus il fait des expériences sur les cobayes, plus sa vision du monde se dérègle : d’abord les choses les plus anodines, puis la santé de ses enfants, l’absence de sa femme, certaines menaces de ses collègues, et bientôt le spectre d’une banqueroute géante dans tout le pays…

Écrit en 1971, censuré, publié en samizdat et connu dans le monde entier grâce à son édition canadienne, Les Cobayes est un roman à l’humour « nonsensique » où l’on finit par douter de tout. De qui, à la fin, l’homme est-il le cobaye ?

Lauréat du prix Nocturne 2011.
Lauréat du prix du plus beau livre Littérature à La Nuit du Livre 2013.

Les Cobayes
de Ludvik Vaculik,
Maquette de Sylvain Lamy
Dessins de Jérémy Boulard le Fur
256 pages – 978291-7084-540 – 20 €

 
 

vaculikFils de charpentier, né en 1926 en Moravie, région à la langue populaire, drue et anticonformiste, Ludvík Vaculík devient, après des études de sciences politiques et sociales, éducateur dans les usines de coton, puis journaliste. Il s’engage avec force dans le Printemps de Prague et est exclu à deux reprises du parti communiste tandis que son oeuvre est mise à l’index. Au ban de la société, mais se refusant à l’exil, Vaculík publie de manière clandestine, sous forme de samizdats, des romans, ainsi que les textes de ses confrères écrivains, Havel et Hrabal entre autres, ce qui lui vaut les poursuites persévérantes de la police d’état, la STB. La Clef des songes (Actes Sud, 1980) est une chronique de l’oppression consacrée à cette surveillance policière dont il a été victime, au jour le jour, dans les années 1980.
 
 

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Né en 1986, Jérémy Boulard Le Fur participe, en parallèle de son activité dans le cinéma d’animation, à diverses publications et expositions avec entre autres United Dead Artists, Frederic magazine, Kaugummi, Gruppen.

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« Les Cobayes est un livre de l’inconfort, de la demi-teinte, de l’incertitude. À travers l’exposition de quelques mois de la vie d’une famille à priori banale (…), l’auteur laisse sourdre l’incongruité réelle d’une vie vécue sous la dictature. (…) À travers les trous du récit, qui sont ceux de la cage des cobayes et aussi ceux de la vie d’une famille des plus normales, c’est tout un pan incontrôlé, paranoïaque du réel qui s’immisce. »
Guillaume Contré, L’escalier des aveugles

« Dans ce livre, personne n’est innocent, pas même le premier cobaye, menu et velu, entré en scène ; et c’est l’absence même de cette innocence, petits calculs nichés au creux faussement impassible des lignes, qui transforme l’épaisseur des pages en un autel sacrificiel. »
Antonio Werli, Le Fric Frac Club

« Dans une veine insaisissable, marquée par Franz Kafka, Vaculik tresse un roman déréglé, dont l’écriture elle-même finit par se brouiller. »
Mikaël Demets, L’Accoudoir

« On referme l’histoire avec cette sensation de malaise et d’oppression, qui sera encore accentuée par les images proposées dans les rabats du livre. »
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