◉ L’Interlocutrice

« Je supprime des adjectifs
Je pousse des mots à côté en dessous
pour finir je retire le tuteur
Savoir si la page tient ? »

Simenon et Exbrayat comme vous ne les avez jamais lus…
Une femme atteinte d’Alzheimer tient avant sa mort son journal dans les marges des romans policiers du Masque. Au fur et à mesure que la maladie progresse, elle en vient à s’immiscer dans les dialogues des personnages, et à répondre pied à pied aux répliques de Miss Marple ou de Maigret.
Quelques mois après sa mort, sa fille découvre cette collection de livres, et une activité qu’elle ne soupçonnait pas. À travers la lecture de ces confessions souvent très prosaïques sur la douleur commence un dialogue posthume autour du livre et de l’écriture, qui pousse l’auteure à s’interroger sur elle-même.

Texte d’Odette Peigné, Geneviève Peigné et quelques auteurs de romans noirs
Collection Incipit
978-2-37100-012-4 – 120 pages – 16€

 
 


Geneviève Peigné, après avoir enseigné les lettres en Pologne, aux Antilles et en Algérie, a publié, sous son nom ou celui de Geneviève Hélène, quatre ouvrages chez Jacqueline Chambon, deux aux Éditions Virgile et chez Agnès Pareyre et Potentille. Plusieurs livres d’artistes en collaboration avec Claude Stassart-Springer, Jean-Marie Queneau, Petra-Bertram Farille et Catherine Liégeois.
Elle a aussi fondé, dans la Nièvre, le festival Samedi poésies dimanche aussi.
 
 

La presse

« Une merveille… C’est absolument bouleversant. Une célébration de la littérature. »
Augustin Trapenard, Le Grand Journal

« Le retour lancinant des mêmes phrases avec de légères variations, cette détresse amnésique qui cherche sans doute un peu de permanence dans la rengaine, la récurrence des motifs (souvent triviaux, de cette trivialité de la souffrance brute) produisent des effets de litanie assez voisins de ceux d’une certaine poésie contemporaine. »
Éric Chevillard, Le Monde des livres

« Reflet de la confusion des sens, miroir de la dépression, L’Interlocutrice constitue en quelque sorte un devoir de mémoire. C’est aussi, et non moins profondément, une réflexion intime sur ce qui pousse un être à lire, à écrire, et à vivre comme il peut dans cet entre-deux. »
Anthony Dufraisse, Le Matricule des anges

« Un essai tragique sur la vie et la lecture. »
Next (Libération)

« J’ai pleuré. Et moi, quand je pleure, c’est bon signe. »
Augustin Trapenard, Transfuge

« Une lutte pour trouver les mots, réussir à sortir ces mots du cerveau et ne pas rester dans le mutisme. »
Geneviève Peigné à propos de sa mère, dans « Ondes de choc » sur radio libertaire (à partir de la 30e minute)

« Un bref, intense et délicat récit. »
Manou Farine, Poésie et ainsi de suite, sur France Culture

« Un récit bouleversant et exceptionnel, par l’éclairage direct qu’il offre sur la maladie et par le travail stylistique accompli par l’auteur sur le matériau brut pour ressusciter la disparue. Enfin, par l’hommage vibrant rendu par l’ensemble à la littérature, ce refuge où converser avec des compagnons de papier et trouver les mots qui sublimeront la maladie. »
Jeanne de Ménibus, Le Figaro magazine

Lecture de quelques extraits du livre par Geneviève Peigné dans « Les bonnes feuilles » de France Culture

« Une sacrée claque : la pensée est encore là, disparate, émiettée, mais sensible, entêtée. Poignante. »
Jacques Lindecker, L’Alsace

« Le livre est avant tout un réservoir de phrases à quoi réagir. »
Alain Nicolas, L’Humanité

« Ce texte qui tente de relier la parole d’une fille à celle de sa mère a la beauté émouvante et fragile des choses blessées et recousues. »
Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire

« Un ouvrage bouleversant et passionnant. »
Yoann Kerpédron, « Les gens d’ici », sur France Bleu Auxerre

Les libraires

« Un mémorial très émouvant que Geneviève Peigné consacre à sa mère, d’un délicatesse absolue. »
Julien de la Panneterie, Le Merle Moqueur (Paris XX) sur France Culture

« Un livre étonnant qui vous laisse gorge serrée et sourire aux lèvres sur la puissance des mots, écrits et lus. »
Sophie Quetteville

« Au plus proche de l’intime, cette poésie de l’instant et de la solitude laisse le lecteur se frotter au ronronnement fou de la maladie. Absolument bouleversant.
Charlotte Desmousseaux, libraire La Vie devant soi (Nantes)

« Un très beau texte sur la transmission, la lecture, l’écriture et les tentatives de communiquer quand la parole est empêchée. Un beau livre sur le deuil aussi. »
Vincent Ladoucette, Privat (Toulouse)

« Beau, touchant, éminemment poétique et remarquablement construit. C’est à pleurer. »
Julien Doussinault, librairie L’Écume des pages (Paris VI)

« C’est bouleversant d’humanité, de cette écriture ciselée comme de la dentelle de Calais. »
Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

« Touchant et réconfortant, ce livre dévoile avec pudeur et délicatesse les échos des mots écris, lus, réécris, au fil des expériences de vie que sont la maladie, le deuil, la création. »
Librairie L’Éternel retour (Paris)

Les blogueurs

« Narration par à-coups, qui va et vient dans la chronologie, évocations sans fard des fonctions primitives, corporelles, cruauté du constat et tendresse sous-jacente. »
Marie Étienne, En attendant Nadeau

« Un livre inclassable : il contient du biographique, du documentaire, de l’autobiographique, de la réflexion sur la maladie, la souffrance, la filiation, mais tout cela à l’intérieur d’une langue attentive à elle-même, libre dans sa forme, qui touche à la poésie. »
Ludovic Degroote, Poezibao

« Il a fallu 12 ans à Geneviève Peigné pour réussir à livrer L’Interlocutrice. L’on sent que chaque page a été écrite par touches légères, pour ne pas trop en faire. Coups de pinceau délicats, qui effleurent et troublent la surface. Et qui touchent, immensément. »
Lou, Un dernier livre avant la fin du monde

« Une plongée dans la maladie et les affres du mal être. Un hommage aussi à la lecture, quant celle-ci peut prendre le relais des mots manquants et permettre de s’exprimer autrement. »
Gringo Pimento, Addict-culture

« Geneviève Peigné a compilé, trié, organisé ces mots, nous guidant dans le dédale et accompagnant le lecteur pour nous présenter Odette, sa mère, avec toute la pudeur et le respect possible, avec humour et sincérité aussi. »
Carolinesays.fr

« L’Interlocutrice fouille en vous, vous met face à vos propres pertes, vos manques, vos silences, vos désirs, et l’absente de tout bouquet, votre propre histoire. »
Christine Marcandier, Diacritik

« Parlant des livres retrouvés, Geneviève Peigné dit « les livres écrits par Odette ». Sa mère continue d’écrire dans les livres de sa fille, non par le sec artifice de la citation mais sous l’emprise d’un flux plus puissant, et dont seule la lecture – en tant que dialogue décalé – peut rendre compte. »
Claro, Le Clavier cannibale

« Dans L’Interlocutrice, le récit pur de toute jérémiade de Geneviève Peigné, s’exprime toute la violence de la maladie. »
Marie Céhère, Causeur.fr

Relevé de notes du texte par la revue Notes